« Autobiographie d’un yogi »

Ce livre incontournable de Paramahansa Yogananda est véritablement initiatique.

C’est une ouverture du cœur, de la conscience, des sens. C’est un rappel au divin en Soi.

Un livre, un guide spirituel, au même titre que « La vie des maîtres » de Baird Thomas Spalding.

Babaji, Sri Yukteswar, Lahiri Mahasaya, Paramahansa Yogananda sont des maîtres spirituels qui nous transmettent des enseignements qui nous offre la possibilité de sortir de maya (l’illusion à laquelle nous croyons) en s’élevant au-dessus des limites que notre corps/nos sens nous « imposent ». Ils nous guident dans la voie du Yoga (mot qui s’unifie UNIR) afin que l’on puisse se réveiller et retrouver notre Esprit. C’est la voie du Cœur. Le Kriya Yoga. La voie du Bouddha.

Passionnée, vivante et vibrante je suis, grâce à cette voie de la spiritualité qui m’offre la possibilité de laisser couler la vie en moi. Je sens cette Force Invisible à laquelle je peux me connecter. Cette Présence à laquelle je peux unir ma Présence, pour ma plus grande Joie. Comme être serrée dans les bras et bercée par la plus Grande Puissance d’Amour Infaillible et Inconditionnel qui puisse exister au-delà de tout. C’est cette foi et cet amour, ce ressenti, cette présence qui est mon essence-ciel moteur pour vivre ici sur Terre, afin de réaliser ce que je suis venue faire ici, ce que mon âme a choisi. Je Suis à Son Service.Pour mon plus grand bien, pour le plus grand bien de toute l’humanité et en harmonie avec les lois universelles.

Chacun d’entre nous et tout ce qui est, est le reflet d’une essence lumineuse unique.

Je vais donc partager ici des extraits de ce livre fabuleux.

Je commence avec son magnifique poème « Samadhi » (page 22), qui m’a tant transcendé:

Évanouis, les voiles d’ombre et de lumière,
Dissipés, les brumes de la tristesse,
Enfuie, l’aurore de toutes les joies passagères:
Pour moi, ces pâles mirages des sens n’existent plus.
Amour, haine, santé, maladie, vie, mort:
Détruites, ces fausses ombres sur l’écran de la dualité.
La tempête de maya s’est apaisée
Grâce à la baguette magique de l’intuition profonde:
Pour moi, passé, présent, futur, ne sont qu’un éternel présent –
Moi, tout-fluide, Moi, omniprésent.
Planètes, étoiles, amas stellaires ou bien la terre,
Explosions volcaniques des cataclysmes de fin du monde,
Creusets où se façonne la création!
Silencieux glaciers de rayons X, flux brûlants d’électrons,
Pensées de tous les hommes, passées, présentes, futures,
Chaque brin d’herbe, moi-même, l’humanité,
Chaque particule de poussière universelle,
Colère, avidité, bien, mal, salut, luxure,
Je les ai tous absorbés, tous transmués
En un vaste océan -le sang de mon propre Être !
La joie, telle une braise ardente
Sur laquelle souffle la méditation,
Aveugle mes yeux noyés de larmes,
Éclate en flammes immortelles de béatitude,
Consume mes pleurs, mon corps, mon tout !
Tu es Moi, je suis Toi !
Connaissance, Connaisseur et Connu ne font qu’Un!
Ravissement ininterrompu et serein,
Paix, toujours nouvelle, à jamais vivante,
La béatitude du Samadhi – surpassant tout ce qu’on ne peut imaginer!
Non pas un état inconscient,
Ni du chloroforme mental dont on ne peut se libérer à volonté,
Le Samadhi élargit le champs de ma conscience
Au-delà des limites de mon corps mortel,
Jusqu’aux ultimes frontières de l’éternité
Où Moi, l’Océan cosmique,
Je contemple le petit ego, flottant en Moi,
Les fugitifs murmures des atomes deviennent perceptibles,
La terre obscure, les monts, les vaux -les voilà liquéfiés!
Les mers fluides se transforment en vapeurs nébuleuses!
L’Aum souffle sur la matière diffuse dont il écarte merveilleusement les voiles;
Les océans se révèlent comme de brillants électrons,
Et, aussi loin que l’infini, le son du tambour cosmique
Transmue les lumières plus grossières en rayons éternels
De béatitude toute-pénétrante.
De la joie je suis né, pour la joie je vis, dans la joie sacrée je me dissoudrai.
Esprit océanique, je bois toutes les ondes de la création.
Solides, liquides, vapeurs, lumières,
Ces quatre voiles se dissipent tour à tour.
Moi-même, en tout, j’entre dans le grand Moi.
A jamais parties, les ombres vacillantes et changeantes des souvenirs mortels.
Le ciel de mon esprit est pur, immaculé – en bas,
devant et tout en haut;
L’éternité et Moi, unifiés en un seul et même rayon.
De bulle minuscule qui rit, je suis
Devenu l’Océan même de la Joie.

« Là où l’esprit est sans peur et où l’on garde la tête haute;
Là où la connaissance est libre;
Là où la vision de l’univers n’a pas été fragmentée par l’étroitesse de vue des esprits;
Là où les mots jaillissent des profondeurs de la vérité;
Là où l’effort infatigable tend les bras vers la perfection;
Là où le flot limpide de la raison ne s’est pas perdu dans le sable désertique des habitudes stériles;
Là où Tu fais évoluer l’esprit dans une perspective toujours plus vaste de pensées et d’actions;
En ce paradis de liberté, ô mon Père, permet à ma patrie de s’éveiller! »

RABINDRANATH TAGORE
Page 402
♥♥♥

« L’être humain fruste réalise rarement, voire jamais, que son corps est un royaume régi par l’âme souveraine établie sur le trône du cerveau secondée par les gouverneurs des six centres spinaux ou sphères de conscience. Cette théocratie s’étend sur une multitude de sujets obéissants: vingt-sept mille milliards de cellules (dotées d’une infaillible intelligence, même si celle-ci semble automatique, avec laquelle elles exécutent toutes les fonctions de croissance, de transformation et de dissolution dans l’organisme) ainsi que cinquante millions de pensées, d’émotions et autres phases alternatives traversant la conscience humaine au cours des soixante années d’une vie moyenne.
Toute révolte apparente du corps physique ou de l’esprit contre l’âme souveraine, se manifestant par une maladie ou une déficience apparente, est due non au manque de loyauté de ses humbles sujets, mais au mauvais usage présent ou passé que l’être humain a fait de son individualité ou libre arbitre – lequel lui a été octroyé de façon irrévocable en même tant que son âme.

En s’identifiant à un ego superficiel, l’homme tient pour acquis que c’est lui qui pense, veut, ressent, digère sa nourriture et maintient en vie, n’admettant jamais (bien qu’il lui suffirait d’un peu de réflexion) que, dans sa vie courante, ses actions passées (karma), la nature ou son environnement ne font de lui qu’une marionnette.
Toutes les réactions intellectuelles de l’homme, ses sentiments, ses humeurs et ses habitudes, ne sont que les effets de causes passées, venant de sa vie présente ou d’une vie révolue. Cependant, son âme royale se situe bien au-dessus de telles influences. En repoussant les vérités et les libertés éphémères, le kriya yogi dépasse toute forme d’illusion et, libérée de toute entrave, rejoint son Être véritable. Toutes les Écritures du monde déclare que l’homme n’est pas un corps périssable, mais une âme vivante. Dans le kriya yoga, l’homme découvre une méthode prouvant ce que les Écritures affirment. » Page 369-370

« Une vive intelligence est à double tranchant, remarqua une fois le Maître à propos de l’esprit brillant de Kumar. Tel un scalpel, on peut l’utiliser de façon constructive ou destructive, soit pour crever l’abcès de l’ignorance, soit pour se décapiter soi-même. L’intelligence n’est correctement guidée par l’esprit que lorsque ce dernier reconnaît son impuissance à échapper aux lois spirituelles. » Page 192

« L’homme, à l’état de veille, fait d’innombrables efforts pour rechercher les plaisirs des sens. Lorsque tous les récepteurs sensoriels sont fatigués, il oublie même le plaisir qui est à portée de sa main et va dormir pour trouver le repos dans sa véritable nature – l’âme, a écrit Shankara. Ainsi, la félicité que l’on découvre au-delà des sens est extrêmement facile à atteindre et infiniment supérieure aux plaisirs des sens qui se terminent toujours dans le dégoût. » Page 192

‘Ne vous laissez pas perturber par la beauté provocante d’un visage, disait-il aux disciples. Comment ceux qui sont esclaves des sens pourraient-ils jouir de ce monde? Ses parfums subtils leur échappent tandis qu’ils rampent dans la boue nauséabonde. L’homme aux désirs frustes se prive de toutes les belles perceptions terrestres. » Page 193

-« Les saints de toutes les époques ont été comme vous sensibles aux souffrances de ce monde. »
-« Seul l’homme superficiel devient insensible au malheur d’autrui tandis qu’il s’enfonce dans l’exiguïté de sa propre souffrance. »
« Celui qui pratique la dissection de son propre moi, reprit-il, verra sa pitié prendre une dimension universelle. Il sera délivré des exigences assourdissantes de son ego. L’amour de Dieu fleurira sur un tel sol. La créature finit toujours par se tourner vers son Créateur, ne serait-ce que pour demander dans son angoisse: « Pourquoi, Seigneur, pourquoi? ». Sous le fouet cinglant de la souffrance, l’homme est finalement poussé à rechercher la Présence Infinie dont seule la beauté devrait l’attirer. »  » Page 66

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s