Chant d’Arcadie – Slam

« J’aime
Les mots qui dansent la chance de la vie, pour l’oubli des maux
Comme des jets d’eau, pour des « Je » beaux, heureux comme des pommes.
En Théorie, pays des colibris, le mal-a-dit s’efface quand l’âme-agit,
Car elle sait, et elle écoute ces oiseaux venus des cimes d’Arcadie.

Ma pie quotidienne m’indique la marelle à vivre.
Elles sont magiques les clefs de ce jeu, qu’on rend laborieux.
Alors j’écoute le silence, j’écoute avec mes sens les secrets de l’Univers,
J’enterre mes certitudes dans l’altitude, ainsi j’éclaircie mes sphères
Et je m’envole, sans turpitudes, je me cajole.

L’envie me prend d’emprunter les sentiers de la liberté,
Où s’émerveiller tel un enfant, ferait vibrer un cœur, même ensanglanté.
Dans la symphonie des sens, au son des tambours, M’sieurs Dames, voilà la transe,
Où l’esprit nage comme il pense, où l’espace et le silence lui ont appris,
A s’extirper de son fouillis.

Issus du même arc-en-ciel, océan de couleur
Essentiellement, nous sommes des vapeurs, qui émanent, toujours avec charme
De ces beautés inconnues.
Le temps est sûrement venu d’ouvrir nos yeux, et d’enfin
chérir ces dieux que chacun porte en son sein ;
Et pour ce dessein :
J’écoute le souffle des mots
J’écoute les messages du vent,
J’entends l’Univers qui murmure
J’entends les mystères qu’il susurre
Alors j’enterre mes certitudes, et j’espère dans l’altitude de mes sphères lointaines
Que l’Amour endort la Haine.
Et puis, encore et toujours, j’accoure vers l’Ether, avec la bravoure de Déméter
J’écoute les mots qui slament, au rythme de la joie,
J’en fais des hymnes, où les signes sont rois.
J’aligne mes émois, J’émets, je reçois, Toujours mes soldats s’expriment,
Je ne ressens plus que je ne vois.

Amis d’ailleurs, je vous remercie pour ces mélodies qui pêle-mêle m’interpellent
J’applaudie l’Eternel et L’infini, pour leur immensité qui m’étourdie.
Mes amis, faut pas avancer à volo, en mode solo,
Faut réaliser qu’on est tous liés, tous des alliés, chacun avec sa réalité
Mais où Tout est intriqué.
Amis d’ailleurs, je vous remercie car j’ai compris
Que du corbeau au saule pleureur, tous dans le même sabot,
Frères et Sœurs, le Tout c’est Nous, les créateurs. »
[Parfois, la mort empeste mais c’est la maitresse de notre petitesse,
Tempêtes et cris, carosses de l’esprit, révèlent nos beautés obscurcies.]

Pauline Chat-Niah
05/03/2016

Note: L’Arcadie est alors « un pays mythique, une terre de bergers où l’on vivait heureux d’amour et que beaucoup de poètes avaient chanté. » L’académie de l’Arcadie fut fondée en 1690 à Rome. https://fr.wikipedia.org/wiki/Arcadie#Mythologie_moderne

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