Le monde est absurde

Mes pensées du coucher:
« Le monde est absurde. L’humain est absurde. Ce tout est absurde car il faut de tout pour faire un monde. Donc pleins de paradoxes et d’antinomies. Dans un tout, dans le monde, comme le monde est tout, il y a forcément des contradictions. Après un risque de court-circuit, j’ai décidé d’arrêter de vouloir tout comprendre car tout n’est pas compréhensible. Pire : plus on comprend de choses, plus on comprend qu’on ne comprendra jamais rien. Plus on en sait, plus on pense, plus on tombe sur des paradoxes, plus la surchauffe est proche. Plus on veut en savoir, plus on en sait, plus on comprend qu’on ne saura jamais rien. Mais plus on comprend, plus on apprend à ne pas juger. Car il faut de tout pour faire un monde. Un tout comme une pièce de monnaie, il y a deux faces. C’est pas une histoire de bien ou de mal, si une histoire de 2 faces. Si y’a pas deux faces, y’a pas de pièce. Si y’a pas de paradoxe, y’a pas de monde. Le monde c’est tout. Le monde c’est aussi tout ce qu’on a. Je reprends. Plus on apprend, plus on comprend que le jugement est inutile, lui aussi est absurde. Absurde de juger alors qu’on a qu’une fenêtre, la notre. Chacun a sa fenêtre. Car chacun est unique. Chacun sa perception, chacun son cœur, chacun son vécu, chacun sa souffrance, chacun ses croyances, chacun sa psychologie, chacun son ADN, chacun son cerveau, chacun son esprit, chacun son corps. On est tous égaux et tous uniques. On est tous un grain de sable. On fait tous partie de la population mondiale. On est tous une plage d’humains. Les grains de sable ne se jugent pas. Les grains de sable font un, ils font la plage. Et la plage, c’est beau. C’est beau, car ils sont tous unis. Un grain de sable tout seul, ça gratte. Mais quand on marche pieds nus sur la plage, c’est doux et délicat. Ensemble, les grains de sable font notre bonheur. C’est une allégorie. C’est une métaphore. Mais on serait plus forts, plus heureux, on irait plus loin, si on arrêtait de se juger. Peut-être que sans jugement, on arrêterait de mentir, on arrêterait de faire semblant, on arrêterait de tricher et de jouer ce qu’on n’est pas et qu’on n’assume pas. A cause des autres. A cause de soi. Mais aussi et surtout à cause des autres. Mais l’enfer c’est pas les autres comme disait Sartre.
L’enfer, c’est le jugement. »
Pauline Chat-Niah
09/12/2015

11225205_10206866193484810_2734698970786089029_n

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s