Secret numineux

Par ces désillusions, désarçonnées je suis.
Par ce vermillon qui coule à nouveau,
[Ce trouble amer est mon bourreau.]
L’étau se ressert sur mon roseau
Et tout mon être s’alanguit.

Ces contes fallacieux pour enfant : galbanum que tout cela !
Ces pères de songes radieux nourrissent un capharnaüm éloquent
Adieu, amour pur et innocent  quand l’audace d’y croire n’est plus là !
L’obscur voile qui recouvre nos odes enchantées  sera vite révélé.
Finie la cécité, quand souffrance pointera son nez !
Un nébuleux  schisme entre mythes et réalités fera son entrée
Assombrissant l’alcôve du nid d’amour escompté.
Une langueur insipide guette nos romances pourtant si riches d’espérance,
Mais nos rêves occis par les faits survivent dans l’empyrée.

Dieu merci, ma vigilance devine
Ses synchronicités qui se dandinent
Et m’ouvrent des portes que d’emblée
Ma tendance aurait laissé sous clef.
Ces douces résonances des sphères tiennent à distance les chimères,
Par un secret numineux, sans quoi l’esprit sonne creux.
Ainsi scintille la vie, Carl Jung l’avait comprit.

Pauline Chat-Niah
02/10/2014

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s