Reine de mon navire

Galopent, encore et toujours
Au son des tambours
Mes doux démons d’amour.

 

A cheval sur mon esprit
Carrosse de mes cris ;
Ils cavalent avec mépris.

 

Confusions, obsessions, déraisons
Désarment mon oraison.

 

Vacarme, sans charme,
S’acharnent les vautours
A l’œil darne, sur ma tour.

 

Éclosion de terreur, effusion de stupeur,
Avortant dans l’œuf, l’envol d’un amour neuf
Fécondé d’un rêve caduc, bravant sur ma nuque
Le glaive ardemment aiguisé, d’une ode désenchantée.

 

Ces sbires m’assènent
Et non sans peine
Ni  sans défaillir,
Reine de mon navire,
Je torpille leurs folles satires
Au dessein de me nuire.

 

Si je cède à ce qui m’obsède
A ces pensées sans remède
Raffolant des obscures nuits
Sempiternelles ennemies,
Elles m’écumeront au soupirail
De la folie sans gouvernail.

 

Comment se fait-il,
Que jamais une idylle
Ne brille au grand jour
Sans djinns qui accourent

 

Aliéné à sa souffrance,
L’Homme dans sa décadence
Piétine et s’obstine
Face à la grâce divine.

 

Pauline Chat-Niah
26.03.2014

 

 

 

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